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Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent
des supports vierges ou du matériel servant à
copier de la musique et des images (tels que des cassettes,
CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés
USB, des enregistreurs numériques de salon), une petite
partie du prix payé (la redevance pour copie privée)
rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes
et producteurs des œuvres que ces supports permettent de
copier.
Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des
sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations
culturelles sur tout notre territoire. En 2006, l’apport
de la copie privée aux actions culturelles et à
l’aide à la création en France a été
de près de 40 millions d’euros.
La copie privée, un pacte entre créateurs
et public
Au-delà de son importance dans la rémunération
des créateurs (75% des sommes collectées leur
sont directement reversées), on peut considérer
que la copie privée établit un véritable
pacte entre créateurs et public en faisant contribuer
ce dernier au processus de création.
En s’acquittant de la rémunération, le
public participe directement au financement d’un grand
nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité
de genres et de répertoires. En effet, la copie privée
finance aussi bien les grands et les petits festivals que des
pièces de théâtre, des concerts, des spectacles
de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique
lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs
multimédias, le court-métrage, le documentaire
de création, grands reportages, l’écriture
de films ou encore les arts du cirque – soit près
de 5000 projets artistiques chaque année… pour
tous les goûts, tous les âges, partout en France
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